Feiz ha Breiz*
     

Feiz ha Breiz*

La vigie en alerte, une pulsion lumineuse sur l’encre noire, défricheur d’écume en route pêche, trace d’un trait de plume le chemin côtier. Le port avant le grain,
bernique sur l’escalier de béton, siroter l’isolement contemplatif à l’heure bleue dans un verre de blanc. Un maquereau entrelardé de lauriers, le bastingage
s’accoude enfin au bateau dans une rouille en surnombre, casiers et filets bleus s’accouplent dans l’effroi de l’hiver en Finistère. Atlantique à l’encre sèche,
mouettes des Cornouailles coiffées au poteau, fleur de sel sur lit de palourdes pour sécher les larmes iodées en fond de cale. Une beauté exacerbée,
une âme ébouriffée, une virilité débordante fixent avec discourtoisie le grain de sable sur le bord du bilig.

*Foi et Bretagne